lunes, 19 de diciembre de 2016

Las cárceles: una vergüenza de Francia.

Las cárceles: una vergüenza de Francia.


Adjunto tres fotos de la cárcel de Fresnes y el comentario que publica Le Monde del 15 de diciembre de 2016 sobre una de las permanentes vergüenzas de la Administración y también, también, de la gran masa de la ciudadanía francesa: la situación de sus cárceles. ¿A quién importa la dignidad de los presos? ¿Es que han dejado de ser personas humanas? Este es el enlace de "Le Monde". http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/protege/20161215/html/1262288.html.





C´est une lecture édifiante qu'offre mercredi 14  décembre le Journal officiel. La contrôleure généraledes lieux de privation de liberté fait usage de la procédure d'urgence pour alerter publiquement le gouvernement sur la situation de la maison d'arrêt des hommes de Fresnes.
Entre la surpopulation carcérale, la prolifération des punaises et des rats, le délabrement des locaux, le " climat de violence constant qui règne " et un " usage de la force - à l'égard des détenus - ni maîtrisé ni contrôlé ", on pourrait penser qu'il s'agit d'un rapport sur les geôles d'un pays peu recommandable. Cela se passe dans le Val-de-Marne, à 7  km des portes de Paris, dans la seconde plus grande prison de France.

A l'issue d'une visite effectuée dans cet établissement par douze contrôleurs du 3 au 14  octobre, " un nombre important de dysfonctionnements graves " ont été constatés. Adeline Hazan, la contrôleure générale, estime ainsi que " les conditions de vie des personnes détenues constituent un traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article  3 de la Convention européenne des droits de l'homme ".

Un taux d'occupation de 202 %

Il n'y a guère de surprise sur le niveau de surpopulation et les conséquences néfastes que cela entraîne pour les conditions de vie des détenus et de travail pour le personnel pénitentiaire. Dans son courrier de réponse adressé le 13  décembre à Adeline  Hazan, Jean-Jacques Urvoas, le ministre de la justice, reconnaît lui-même que la maison d'arrêt des hommes affiche un taux d'occupation de 202  % avec 2 474 détenus pour 1 226 places.

C'est d'ailleurs dans cette même prison de Fresnes que le ministre avait convoqué une conférence de presse le 20  septembre pour dévoiler son plan baptisé " En finir avec la surpopulation carcérale ". Mais là où la contrôleure générale demande des mesures urgentes comme " la suppression immédiate des encellulements à trois ", le ministre répond que trois nouvelles maisons d'arrêt pourraient sortir de terre en Ile-de-France d'ici cinq ou dix ans.

La prison de Fresnes n'est dotée que de cellules individuelles d'environ 10  m2 dont l'espace vital est limité à 6  m2, " une fois déduit l'emprise des lits, des toilettes et de la table ". Or, 56  % des détenus vivent à trois dans de telles " cellules individuelles " et 31  % à deux dans le même espace. La surpopulation pénale n'est pas l'apanage de cet établissement, mais, écrit Mme  Hazan, ici, " son caractère massif et durable lui confère un caractère particulièrement indigne ".

Autre point noir, l'état des parloirs, " constitués de boxes de 1,3 m2 ou 1,5  m2 dans lesquels deux personnes ne peuvent se tenir assises face-à-face qu'en croisant leurs jambes ". Pourtant s'y installent régulièrement un détenu et trois visiteurs. Autre lieu exigu, les salles d'attente des détenus, baptisées " placards ". Dans ces espaces pas plus grands qu'une cellule sans sanitaire et sans point d'eau, les détenus sont amenés en attendant un parloir ou un rendez-vous avec un avocat. Or, ils peuvent y rester debout " pendant de longues heures ", parfois " jusqu'à trois par mètre carré ". " Des brutalités et des violences se déroulent dans les placards hors de tout contrôle ", peut-on lire dans le Journal officiel.

C'est aussi que le personnel est en nombre insuffisant. " Les contrôleurs ont été en permanence témoins du travail effréné des surveillants soumis à une pression constante qui les empêche de faire face à leur programme. " En quatre ans, le nombre de surveillants est resté stable à Fresnes, mais 70  % seraient stagiaires sortis d'école. Dans le même temps, le nombre de détenus augmentait de 20  % et l'effectif d'encadrement baissait. 30  % des postes d'officiers seraient aujourd'hui vacants. Résultat, certains détenus sont privés de soins, de visite ou de travail, faute de personnel suffisant pour gérer les mouvements internes.

Autre conséquence du sous-encadrement et du manque d'expérience des surveillants, la " discipline rigide " de Fresnes, " autrefois objective et ferme, est devenue illisible et brutale ". Les contrôleurs évoquent " un climat de tension et d'affolement "," incompatible avec un usage serein et proportionné de la force ". Quitte à tronquer les comptes rendus d'incidents pour justifier a posteriori le recours à une intervention musclée contre un détenu. Le garde des sceaux se veut rassurant en objectant que la fréquence des violences entre détenus et celles à l'égard du personnel a baissé en quatre ans.

L'odeur persistante des rats

Dans cette triste litanie, Adeline  Hazan remarque que " l'anomalie la plus grave, tant pour les personnes détenues que pour le personnel ", vient de l'état d'hygiène " déplorable " de la prison.
Les rats prolifèrent, jusque dans le lit d'un surveillant de permanence… " L'odeur persistante de leur pelage, de leurs excréments et de leurs cadavres, s'ajoute à celle des amas d'ordures qui jonchent les pieds des bâtiments ", relate-t-elle.

Le 6  octobre, l'Observatoire international des prisons obtenait du tribunal administratif de Melun une décision ordonnant à l'Etat d'intensifier la lutte contre les rats à Fresnes. La Contrôleure affirme que la situation est telle que la France risque une sanction de la Cour européenne des droits de l'homme.
Le garde des sceaux assure que les choses sont aujourd'hui prises en main. Pour la dératisation, " une prestation exceptionnelle " confiée à une entreprise extérieure a démarré le 2  novembre, écrit-il. Quant aux punaises et cafards, les opérations de " désinsectisation " menées par des détenus spécialement formés ont été jugées " très insuffisantes ", souligne M.  Urvoas qui précise qu'un marché pour tous les établissements d'Ile-de-France sera notifié en mars. Parmi les investissements prévus à Fresnes, le ministre affirme qu'un programme de rénovation des parloirs est inscrit sur trois ans, de 2017 à 2019 pour 400 000  euros.

A court terme, rien ne devrait changer à Fresnes.

Jean-Baptiste Jacquin
Le Monde 15 de Diciembre de 2016




miércoles, 7 de diciembre de 2016

Por una ciudad participativa y deliberativa


“Por una ciudad participativa y deliberativa”

Texto para conferencia pronunciada en la Universidad de Comillas en Madrid, el día 1 de diciembre de 2016, en el marco del ciclo “Soñamos la ciudad, la construimos juntos”, organizado por la Compañía de Jesús en España.


Guion del texto

-        Dos casos extremos de desvinculación social. Mujer muerta  en Bilbao y niña coma etílico Madrid
-        La problemática de los ruidos nocturnos en la ciudad
-        La ciudad mundializada y cuarteada
-            Tres modelos idealtipicos de ciudad: electiva, inteligente y participativa
-            La ciudad electiva
-            La ciudad inteligente
o   La penetración de Internet
o   El debate del imperio de lo digital
o   El linchamiento digital
-            La ciudad participativa y deliberativa
-        Cerrando

Introducción: Dos casos extremos de desvinculación social

La agencia EFE informaba que el 4 de enero de 2014 fue hallada una mujer, que llevaba muerta dos años, en su vivienda de Bilbao. Todo apunta a que la vecina, de 68 años, falleció de muerte natural sin que nadie notara su ausencia. El hallazgo se produjo una semana antes cuando varios técnicos entraron en la casa, que creían vacía, para supervisar su estado ya que estaban trabajando en un peritaje rutinario del edificio Este es un caso extremo, ciertamente. Por eso es noticia o, más exactamente, por eso es noticiable, a tenor de la lógica imperante en los medios de comunicación: solo es noticiable lo extra - ordinario. Pero no es, en absoluto, extraordinario que haya muchas personas que vivan solas. En España, a tenor del Censo de Población y Vivienda que el Instituto Nacional de Estadística (INE) difundió en abril de 2016, hay, en números redondeados a centenares de miles, 4,6 millones de hogares unipersonales, que ya representan a uno de cada cuatro hogares españoles, de los que 1,9 millones son personas mayores de 65 años que viven solas, un colectivo que ha crecido del orden de algo más del 27% desde 2001, y del que tres de cada cuatro son mujeres[1].

Por otra parte, recordemos el dramático episodio de la niña de 12 años que falleció de un coma etílico en Madrid hace cuatro semanas, haciendo botellón en la calle. Aquí tampoco estamos ante un episodio aislado. Desde el Plan Nacional de drogas nos señalan que al menos 5.000 menores fueron atendidos por abuso de alcohol en urgencias en 2015 y que es “solo la punta del iceberg de un problema que se agrava”

La anciana de Bilbao y la niña de Madrid son personas que, en su dramatismo, conforman dos extremos: los de la muerte consecuencia de una desvinculación total con la sociedad circundante, en el caso de la anciana, y de la muerte por un falso intento de vinculación con los usos de la ciudad, temerosa de quedarse fuera del circuito vital, en la niña. Estas personas, viven, de forma extrema y dramática, la problemática relacionada con la vinculación social y personal en la gran ciudad. Son dos ejemplos que conforman algunos de los islotes, extendidos y diseminados a lo largo y ancho de la ciudad, en razón de su trayectoria vital, personas en gran parte aisladas, fuera de la conversación social, fuera del “ruido social” aunque muchas, las que habitan en las “zonas de marcha” y sin recursos económicos para abandonarlas, son esclavas del ruido de ocio nocturno que ya conforma una de las notas más discriminantes y de las hay menos conciencia social, una de las peores fallas en los esquema de valores de nuestra sociedad. Una sociedad adulta que lleva privilegiando el ocio nocturno ruidoso sobre el trabajo y su necesario descanso. Se ha aceptado el ruido nocturno, cuando no propulsado, sea prolongando los horarios de cierre de bares y similares, sea festejando continuamente tal desmadre en los medios (¡qué ambientazo el de ayer noche!). Hasta que surge una desgracia llamativa y se apela a “otros”, para que hagan algo. Se recoge lo que se siembra.
El texto completo de la conferencia puede consultarse en http://entreparentesis.org/wp-content/uploads/PapelesEntreParéntesis007_ElzoCiudad.pdf



[1] http://www.ine.es/prensa/np965.pdf. Consultado el 13/11/16. Con estos datos, actualizados al presente año 2016, inicié una conferencia, en parte similar a la presente en Barcelona en su objetivo, en mayo de 2014, en el Congreso Internacional de la Pastoral de las Grandes Ciudades en el Mundo”, ver “Formas de vinculación y formas de desvinculación de la gran ciudad”. (Páginas 43-85) en “La pastoral de las grandes ciudades”. Card. Lluis Martínez Sistach (ed). Editorial PPC. Madrid 2015. El presente texto recoge, actualizadas, algunas de las ideas del texto del Congreso de Barcelona, aunque su mayor parte es inédita.

domingo, 4 de diciembre de 2016

Alcohol y ruidos nocturnos en la ciudad


Alcohol y ruidos nocturnos en la ciudad

El sábado 26 de noviembre pasado publiqué, con un título similar, “Ruidos nocturnos en la ciudad” un artículo en DEIA y en Noticias de Gipuzkoa  y que después he comprobado que el sábado siguiente también lo publicaron en Noticias de Álava . Llevé el tema a una conferencia que pronuncié en Madrid sobre temas relacionados con la ciudad el jueves 1 de diciembre, conferencia que, en breve, subiré a este blog. (Pero la grabación está subida a la WEB  https://www.youtube.com/watch?v=7poNlDOYHHM. Aunque yo, prefiero el texto escrito, siempre más matizado que la intervención oral) El dramático episodio de la niña de 12 años, que falleció de un coma etílico en una noche de botellón en Madrid hace cuatro semanas, me llevaron a introducirlo en mi conferencia. No es un caso aislado. Desde el Plan Nacional de drogas nos señalan que al menos 5.000 menores fueron atendidos por abuso de alcohol en urgencias en 2015 y que es “solo la punta del iceberg de un problema que se agrava”. Ahora en el Parlamento español quieren volver a lo de siempre: resolver cuestiones sociales mediante endurecimiento de las leyes. No han aprendida nada. Nada de nada. Sencillamente se acuerdan de Santa Bárbara cuando truena.
Uno de las cuestiones que abordé en mi conferencia de Madrid es el de la desregulación social, y los percances de todo tipo que se origina, en algunos espacios públicos de las ciudades, por el ruido nocturno habitual en los fines de semana. Que se lo pregunten a los sufridos ciudadanos que viven en las zonas de ocio nocturno. 

Una carta desde Badajoz, quejándose de los ruidos continuos en su domicilio al residir en zona de ocio
En efecto, una persona que reside en Badajoz me envió un correo que reproduzco aquí abajo. No doy su nombre, francamente hablando, pues no quiero que además de los ruidos que tiene que soportar, si por mala ventura, algún desalmado badajocense leyera este blog, cargue sus iras sobre esta señora y su marido.
Este es su correo:
“Buenos días, leí ayer su artículo titulado "Ruidos nocturnos en la ciudad" y me emocioné. Vivo con mi familia en el Casco Antiguo de Badajoz, lugar, como muchos otros cascos antiguos, que se despobló y se convirtió en un barrio marginal. Hace unos años le fué concedido al barrio un Plan Urban que animó a muchos ciudadanos a adquirir una vivienda en el mismo, como fue nuestro caso. Con lo que no contamos fue con la inutilidad de nuestros políticos. Para "revitalizar" la zona no se les ocurrió otra forma que convertirlo en un parque temático del ocio nocturno, diurno y ferias y fiestas varias. Tanto fue así que lo declararon zona saturada de ruidos (ZAS), pero el ayuntamiento siguió organizando o autorizando eventos ruidosos, a pesar de la declaración. Algo incomprensible, pues es su deber y obligación revertir los niveles de ruidos. Mi edificio está protegido pero en su bajos tenemos dos locales de copas. Le adjunto una carta que me publicaron en el periodico local sobre este tema.
Actualmente sigue declarado ZAS, vamos por la segunda declaración. Y no parece que esto tenga solución. Mi marido y yo llevamos desde el 2009 denunciando. Hemos creado una Asociación contra el ruido, se le ha escrito a la fiscal de menores, a la defensora del pueblo, a la Junta de Extremadura... Sobra decir que esto ha afectado a nuestra salud y nuestro ánimo. Los afectados por el ruido somos víctimas incomprendidas, mal miradas por la sociedad, bichos raros. A nosotros nos han llegado a decir que nos marchásemos al monte, que teniamos un problema, etc. etc. Por este motivo cuando acabé de leer su artículo lloré. Es la prueba de que no estoy loca. Es el mejor artículos que he leído sobre este tema y he leído unos cuantos."
La última bofetada nos la ha dado la Junta de Extremadura. Durante años, en el periodo comprendido entre mitad de diciembre hasta el 6 de enero, han autorizado la ampliación de horarios de los establecimientos públicos de Extremadura en dos horas más. Esta ampliación tamibén se concede toda la Semana Santa, desde el viernes de Dolores¡? hasta el domingo de Resurreción (9 días) y en los Carnavales (4 días), excepto en Badajoz que durante los Carnavales puden estar abiertos 24 horas¡¡¡¡¡. A esto se le añade las ampliaciones de horarios que pide el Ayuntamiento de Badajoz cada vez que hay un eventos festivo (San Juan, Almossassa, Los Palomos, Contempopranea..). Nuestra reivindicación ha sido que en las zonas saturadas de ruidos NO se amplien los horarios pues para nosotros supone una ampliación de nuestro sufrimiento. Y así se lo hemos hecho saber a la Junta de Extremadura. Pues bién, este año, los empresarios han solicitado que esta ampliación empiece el 1 de diciembre y se lo han concedido, a pesar de nuestra oposición. Con argumentos tan pobre y mediocres como:
"Esta ampliación también va a ser experimental para la propia Junta de Extremadura, en un momento en el que se está trabajando en el borrador de la Ley de Espectáculos Públicos. «Es bueno probar si esta ampliación de horarios de los establecimientos públicos facilita la convivencia y el ocio a la hora de regularlo en dicho borrador buscando de esta manera una seguridad jurídica para los responsables municipales y que no incomode a los vecinos», explican desde el Ejecutivo regional"
«La administración tiene que velar porque no haya más ruido en el casco antiguo no autorizando la ampliación de horarios en esta área», añade Pérez, quien dice que los vecinos «somos la parte débil frente al lobby de los hosteleros». La Junta argumenta, en cambio, que «si el ruido está dentro de los establecimientos evitaremos que salga a la calle lo que reduciría los problemas de convivencia».
"Pérez" es mi marido y la argumentación de la junta es patética. Según ellos es el Ayuntamiento el que tiene que velar por el cumplimiento de las ordenanzas. No ven (o no quieren verlo) la relación entre horarios de establecimientos públicos y ruidos en la calle, cuando aquí la gente que está a las 3 de la mañana en la calle no ha venido a ver escaparates¡¡
En todas las fiestas que se organizan en Badajoz la Cruz Roja tiene que asistir a personas por haber consumido más alcohol de la cuenta. Y parece que a los políticos les preocupa mucho que los jóvenes asocien alcohol-ocio. ¿Pero qué esperan? Están educando a la sociedad, jóvenes incluidos, en ese sentido. ¡Como querrán que yo eduque a mis hijas si, sobre todo en estas fechas con las comidas de Navidad que acaban en las puertas de mi casa, cuando entramos y salimos de casa siempre hay alguien con la copita en la mano o beodo¡¡ Tengo que confesar que siento mucho miedo a que lleguen esas comidas, sobre todo por mi hija de 8 años. Los fines de semanas mas o menos los controlamos pero durante estas fechas ya a las 6 de la tarde hay gente en la puerta.
Si usted tuviese algún estudio donde se demostrase la relación horarios de establecimientos públicos y ruido en la calle y pudiera enviármelo para usarlo como argumento ante la Junta de Extremadura le estaría muy agradecida”.
Le contesté, claro está, con alguna sugerencia de lectura y decidimos seguir en contacto.
Residiendo yo en Donostia San Sebastián, traigo aquí un Informe de mayo de 2015, sobre los ruidos en la Parte Vieja, encargado por el Ayuntamiento a una empresa alavesa. Este el enlace http://www.donostia.eus/info/ciudadano/ma_areas.nsf/voWebContenidosId/223B1EC2B0EACC07C1257E91003B95C2/$file/Nocturnoberria.pdf . Concluye el Informe afirmando que “el principal problema de ocio nocturno es el ruido generado por la acumulación de gente en la calle”, y que “el inadecuado comportamiento humano es el principal causante de los altos niveles de ruido que se alcanzan en las viviendas de la Parte Vieja”. Pero, ¿quién, si no las personas, van a ocasionar ruidos a las tantas de la madrugada? La pregunta, que ni se plantea, es otra: ¿por qué están en la calle, precisamente en la calle, charlando, fumando y bebiendo a las dos, tres o cuatro de la madrugada, incluso cuando hace frio o llueve?
Entre las soluciones que el Informe propone como primera medida: “incluir en las campañas de educación ambiental que reciben colegios, ikastolas e institutos este tipo de problemática (…); campañas específicas in situ, realizadas durante las noches de fin de semana (…); campañas de publicidad en las que esté involucrado el propio sector hostelero”. Toda mi vida he defendido la importancia de la educación, pero, ¡pensemos un poco!: ¿qué campaña de concienciación se puede hacer “in situ”, a las tres de la madrugada? ¿Sacar hombres y mujeres anuncio, con chaquetas rojo fosforito, llevando un lema como este: “Por favor hablen bajito. Hay niños, ancianos y enfermos que necesitan descansar?”. Otros dos Informes, europeos, del presente año 2016, me parecen más realistas y van más lejos.  Los resumo brevemente
Hay una red europea “Vivir la ciudad”, conformada por 61 organismos, de ciudades o  de barrios de ciudades, del Sur de Europa. Entre ellos, una catalana y dos en Iparralde: en Bayona y en Biarritz. En mayo de 2016, publicó un “Manifiesto europeo para la regulación de la vida nocturna” Este es el enlace (en francés) http://www.vivre-la-ville.fr/wp-content/uploads/2016/09/ManifesteRVV-31-05-16_A4.pdfExtraigo un par de frases del Manifiesto. 1ª “El sector de la “industria nocturna” es incapaz de auto-regulación, particularmente porque el diálogo es imposible con los establecimientos que plantean problema”. 2ª. “Las autoridades públicas de las ciudades golpeadas por la hiperalcoholización reniegan a la hora de cumplir su papel frente a la multiplicación de problemas de salud pública que su inacción favorece”. 
Será otro Informe, recién publicado por la Sección Europea de la Organización Mundial de la Salud, titulado “Ruidos nocturnos. Directrices para Europa”, que puede consultarse (en inglés) en el que aborde las consecuencias para la salud. http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0017/43316/E92845.pdf?ua=1. , quien aborde las consecuencias para la salud pública. En la evaluación final del estudio podemos leer: “El Grupo Investigador del Informe convino en que hay pruebas suficientes de que el ruido nocturno está relacionado con el trastorno del sueño, con el uso de fármacos para descansar, con problemas de salud auto relatados por los pacientes, y con los síntomas similares al insomnio. Estos efectos pueden conducir a una carga considerable de enfermedades en la población. Para otros efectos (hipertensión, infartos de miocardio, depresión y otros), se encontró evidencia limitada. Pero, aunque los estudios son escasos o no concluyentes, podría construirse una vía biológicamente plausible de que hay evidencia”, entre los ruidos nocturnos y la salud.
No es difícil de entender que señalen que los colectivos con mayor riesgo de padecer trastornos con la salud a consecuencia del ruido nocturno son, en primer y principal lugar, los niños, a continuación, las mujeres embarazadas, las personas de edad avanzada y los trabajadores. Entre estos últimos, sobretodo, los que debiendo madrugar para acudir a su trabajo, tengan un trabajo en relación directa y de alta responsabilidad con los ciudadanos: pienso, por dar un par de ejemplos, en los conductores de transporte público y, en los cirujanos que comiencen a trabajar a las 8 de la mañana. No quisiera viajar en ese bus, ni que ese cirujano trajinara con mi cuerpo.

El pasado 8 de Octubre, en el Grupo Noticias, se publicó un texto, titulado “Apología del descanso”, firmado por el Ararteko y el Defensor del Pueblo de Navarra en el que se podía leer que “no hay ni siquiera que esperar a que vecinos y vecinas apesadumbrados por el ruido acudan a las autoridades. Estas deben de actuar de oficio ejecutando planes de inspección y controlando actividades (….) susceptibles de generar ruido”. Y lo concluían así: “El ruido debe dejar de ser considerado como una simple molestia inevitable, asociada a nuestro modo de ser y nuestra cultura del ocio, y ser tratado como un grave problema que afecta a nuestra calidad de vida, a la cohesión social y al respeto de los derechos fundamentales de cada persona”. ¿Les harán caso? Me permito dudarlo.

 

El pasado día 22, un periódico editado en Madrid, publicaba un editorial con este titular, “Negligencia ante el alcohol” en el que escribía que “las autoridades han de tomar conciencia y poner en marcha medidas eficaces para combatir un problema de salud pública”. Pero, ese mismo medio, hace años, rechazo un artículo que le enviamos el Director Técnico de la FAD y yo mismo sobre el tema. Luego no es solamente cosa de autoridades. Ha hecho falta que una niña de 12 años muera en un botellón para que los medios nos bombardeen con una borrachera de lágrimas de cocodrilo.


Más de treinta y cinco años trabajando estos temas, no aceptan ya el engaño ante comas etílicos de menores y ciudadanos sin recursos, desesperados. Seamos claros: la sociedad adulta ha privilegiado el ocio nocturno ruidoso sobre el trabajo y su necesario descanso. Se ha aceptado el ruido nocturno, cuando no propulsado, sea prolongando los horarios de cierre de bares y similares, (el GV el 22 de marzo de 2012) sea festejando continuamente tal desmadre en los medios (¡qué ambientazo ayer noche!).

He citado, con pesar, al Gobierno Vasco. He aquí, en resumen, cómo se modificó la legislación en marzo de 2012.

Horario del ocio nocturno en la CAPV, desde 22 marzo 2012 (1)

        De lunes a jueves y domingos:
        Los bares podrán cerrar a las 1.00 horas
        Los pubs, a las 2.30
        Las discotecas a las 4.30.

        Viernes, sábados y vísperas de fiesta: Los horarios se amplían
        a las 2.30 horas para los bares,
        a las 4.00 para los pubs
        a las 6.00 para las discotecas.
        Estos horarios se incrementan en media hora más entre el 1 de junio y el 30 de septiembre, coincidiendo con el periodo estival.

        En fiestas patronales, Carnaval, Navidades y Semana Santa se podrán ampliar los horarios en dos horas más

¿Qué se puede hacer? Muchas cosas. Baste decir aquí que mientras entendamos que el derecho a la juerga (cada vez se cierran más tarde, bares, pubs y discotecas) sea prioritario al derecho al descanso y al trabajo, no hay nada que hacer. Así hasta el próximo drama.

Pero ya antes, el año 2010, el Parlamento Vasco con los votos del PNV, PSE y PP, instó al Gobierno a elaborar un estudio para que analice la posible ampliación de cierre en los horarios nocturnos del sector hostelero. Es un tema que lleva muchos años debatiéndose. Entonces escribí un artículo en Diario Vasco (ahora ya no me publican desde que lo hago en el Grupo Noticias, siendo el DV el único lugar en mi vida del que he sido expulsado) del que reproduzco estas frases.

“Los hosteleros arguyen, de siempre, que cuanto más tarde cierren más negocio harán. En los momentos actuales, añaden, por boca del Secretario General de la Asociación de Empresarios de Hostelería de Gipuzkoa, que “la crisis nos está haciendo daño. Somos un sector que representa a muchos trabajadores y que pide trabajar más en tiempos de crisis”.  Además señalan que “en Gipuzkoa se necesita hacer una seria reflexión sobre qué está pasado con el ocio nocturno, sobre si queremos que sea un elemento más de la oferta turística, como ya lo es en otras ciudades”. El parlamentario que presentó la propuesta fue más lejos y habló de que “se potencie el ocio nocturno dentro de la oferta turística de las ciudades”. Y razón tiene. (?)

Obviamente los vecinos afectados protestan. Sencillamente quieren dormir sin tapones en los oídos y, si hace calor, con la ventana abierta. De ahí que el presidente de la Asociación de Municipios Vascos, Eudel, Jokin Bildarratz, saliera a la palestra para decir que “este asunto se ha tratado varias veces (desde 1997 precisa) y en todas, por unanimidad, hemos considerado que no procede”.

Creo que los vecinos y Eudel tienen toda la razón del mundo. De entrada, el derecho al descanso nocturno de los vecinos es prioritario al del ocio de otras personas. Las razones económicas de los hosteleros las podrían aducir, entre otros, los propios vecinos que necesitan descansar para trabajar los días laborables. Pero hay más.

El año 1993 publicamos un libro donde tratamos esta cuestión bajo una perspectiva que reflejamos en el titulo: “El alcoholismo juvenil”. Parece que esto ya no importa, salvo cuando alguna investigación muestra lo que beben nuestros adolescentes. Ya veo a los hosteleros decir que ese no es su problema, sino de los padres. Ya lo escuché el año 93 y no les falta razón. Pero, ahora que se habla tanto de salud pública, no me entra en la cabeza que en el debate del horario de cierre nocturno de bares, pubs, discotecas etc. se soslaye el tema del alcoholismo juvenil. La Administración, antes de pedir más estudios, podría revisar los que ya existen, la mayoría encargados y financiados por ella misma, y actuar en consecuencia.

Además, ahora que, en razón precisamente de la salud, van a prohibir fumar en los locales públicos en general, y en la hostelería en particular ¿se ha pensado en la que les espera a los vecinos que tengan en los aledaños un pub abierto a las tantas de la madrugada, cuando los fumadores salgan a la calle a echarse un cigarrillo?. Ciertamente los hosteleros no son responsables de que la gente fume. Pero los vecinos, menos. Y, si los hosteleros pueden hacer caja, los vecinos harán mala leche y tomarán calmantes. Para su salud” (Javier Elzo en DV 12 de mayo de 2010 en artículo titulado “De horarios y prohibiciones”).

Hasta que surge una desgracia llamativa y se apela a “otros”, para que hagan algo. Se recoge lo que se siembra.

Desde el punto de vista colectivo, la sociedad debe abandonar la doble moral. Por un lado lloriquear cuando, consecuencia del beber adolescente, se derivan consecuencia indeseadas como embarazos no deseados, comas etílicos o violencias diversas. Por el otro limitarse, y cuando lo hace, a expulsar a los adolescentes del espacio habitado para que no molesten en sus juergas nocturnas: “que beban pero que no molesten” y, después, que Dios reparta suerte.

Donostia San Sebastián 4 de diciembre de 2016

Javier Elzo

martes, 29 de noviembre de 2016

Para liberar una sociedad hiper controlada

Para liberar una sociedad hiper controlada

La elección de Francois Fillon como candidato por la derecha a la presidencia de Francia me parece que merece atención, aunque ahora no se la puedo consagrar.

En “Le Monde” leo esta mañana una larga entrevista a uno de los pre-candidatos a la misma elección presidencial, por la izquierda. Se trata de Arnaud Montebourg que se presenta como el único candidato "en el seno de la izquierda", capaz de reunir las fuerzas dispersas que van de Jean-Luc Mélenchon (propuesto por el partido Comunista) hasta Emmanuel Macron el más centrista de la izquierda. En esa condición estima que la victoria sobre Fillón es aún "posible" en 2017.

De la entrevista extraigo y traduzco una idea que, comparte ciertamente Fillon, idea a la no me cuesta nada adherirme pues forma parte de mis convicciones que repito con más frecuencia. Dice así:

“Pregunta: ¿Cómo se puede "liberar" a los franceses?

Respuesta Todas las empresas que he encontrado desde el inicio de mi campaña hablan continuamente de un exceso de la administración en su vida diaria. Estamos en una sociedad de la desconfianza, que organiza la sospecha generalizada. Nos imaginamos todos los mecanismos posibles para evitar que la gente engañe, haciendo la vida imposible para la gran mayoría de aquellos que sólo quieren respetar las leyes y reglamentos. En consecuencia, la vida asfixia y el país se bloquea. En cualquier negocio, no se hablan sino de normas y controles. Lo mismo sucede en las comunidades y las empresas locales. Yo no deseo organizar el control, sino más bien inventar un nuevo sistema legal y político basado en la confianza”.

Lo repito: estoy cien por cien de acuerdo con ese planteamiento. Ya Michel Foucault, en los años 60 o 70 del siglo pasado escribió un libro que es una tesis, ya comprobada: “Vigilar y castigar" (Surveiller et punir”)

He aquí el enlace a la entrevista completa, obviamente en francés.




miércoles, 23 de noviembre de 2016

Cuando no hay proyectos colectivos

Cuando no hay proyectos colectivos


En enero de 1967 (reténgase la fecha), el filósofo Paul Ricoeur pronunció unas conferencias en Amiens. Se han publicado, por primera vez este año 2016. Este es el libro “ Plaidoyer pour l'utopie ecclésial”. Ed. Labor et Fides. Ginebra 2016. Entresaco, de la página 42, esta idea

Tras afirmar que vivimos en una sociedad (se refiere a la francesa y a la capitalista de Europa) donde hay ausencia de proyectos colectivos, escribe esto: “Pienso que es una de las razones profundas de la crisis entre China y la Unión Soviética. La Unión Soviética va a entrar también en este ciclo de sociedades sin proyectos colectivos, más allá del consumo, y el aumento del consumo para cada uno. Los chinos recogen la antorcha estableciendo un proyecto colectivo qué, es justamente, el de la revolución permanente.

Tenemos a los chinos de un lado y a los beatniks del otro; son fundamentalmente la misma cosa; de una parte, una contestación interna de una sociedad sin proyectos, y de otra, una contestación externa por personas que trata de mantener la pureza de un proyecto revolucionario, mientras que en el resto del mundo no hay más que un proyecto de consumo masivo”.

Recuérdese que en 1967 se vivía los inicios de la revolución cultural china y que los beatniks darían lugar a los hippies, la revolución contracultural, sexual etc., principalmente en California, y que después pasaría a Europa, particularmente el “mayo del 68” parisino.


Pero, actualmente, en 2016, ¿no estamos también ayunos de proyectos colectivos para el conjunto social? Los hubo, en España, por ejemplo, tras el franquismo que daría lugar a la restauración democrática y, en Euskadi, el Estatuto de Autonomía y el Concierto Económico. En Europa, tras la segunda guerra mundial, surge la idea de la Unión Europea. ¿Cuál es ahora nuestro proyecto colectivo en Euskadi, en España, en Francia, en Europa? No hay tal proyecto colectivo desde la globalización (con el imperio de las finanzas que todavía mandan en el mundo) y el derrumbe del mundo soviético. Así están surgiendo substitutos parciales con pretensión de totalidad: los fundamentalismos y los populismos de derechas, izquierdas y medio pensionistas. Entre tanto, como premonitoriamente ya escribiera Ricoeur en 1967, “en el resto del mundo no hay más que un proyecto de consumo masivo”, a salvo, hay que decirlo, de minorías concienciadas que también tuvo en cuenta Ricoeur. 

sábado, 19 de noviembre de 2016

Tras el ‘Brexit’, Colombia y Trump, ¿una nueva clase social?


Tras el ‘Brexit’, Colombia y Trump, ¿una nueva clase social?
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EN los últimos meses hemos visto cómo planteamientos que se suponían mayoritarios han resultado relegados, precisamente, por la mayoría de la población: el referéndum sobre la paz en Colombia, el Brexit, el triunfo de Trump. En los tres casos, las encuestas de opinión, la opinión expresada en los medios de comunicación y lo que la gente pensadora (o al menos con altavoz en los medios de comunicación) vaticinaban y defendían después no ha sido verificado en las urnas. En los tres casos, la mayoría publicada no ha correspondido con la mayoría resultante de las consultas, referendo, o votación correspondiente. En los tres casos, los urbanitas han sido derrotados por la ruralidad, entiéndase la Colombia profunda, la Gran Bretaña profunda, la América profunda. En los tres casos, muchas personas tenidas por no pocos como ciudadanos de segunda clase, soterradamente humillados e internamente ofendidos, se han manifestado, se han rebelado, a través de las urnas, en el silencio del anónimo voto emitido. En muchos casos, personas bien lejos de estar en el lumpen de la pobreza, en muchos casos personas cuyo nivel de vida y estatus socioeconómico no les permitía ser acreedores de las subvenciones del estado de bienestar, personas que no formaban parte de minorías de todo tipo (religión, raza, género, recursos vitales, origen social, emigrantes, etc.) pero sí personas que se percibían decayendo en la escala social, personas que se sentían bajando escalones en esa escala social, sin las ayudas de otros, otros que quizás están en un peldaño más bajo que ellos, pero que, con el rabillo del ojo, los veían, a los protegidos, a los recipiendarios del estado de bienestar, asomarse a su escalón, a su peldaño social, gracias a sus dineros, a sus impuestos.
Si este planteamiento es básicamente correcto (lo que exige mucho trabajo empírico pero tampoco demasiado complicado pues en gran parte bastaría con escudriñar, con detalle y rigor científico, el perfil sociológico -en el sentido amplio del término- de los votantes en Colombia, Gran Bretaña y Estados Unidos, y podríamos continuar con Francia, Alemania, Austria, Suecia y, claro está, también entre nosotros, aunque aquí creo que el registro es algo diferente), si mi intuición es básicamente correcta, repito, querría decir que estamos ante un fenómeno relativamente novedoso. En todo caso, emergente en el estado actual de la civilización occidental y que quizás aún no se haya visualizado, luego analizado, suficientemente. Tendría, entre otras, estas características:
Hablamos de la población autóctona de clase media-media y media-baja, que ha sufrido, en carne propia, los hachazos de la crisis de 2007-2008, de la que unos han salido mejor parados que otros. Unos porque estaban ya más armados, otros porque han sido subsidiados, los terceros porque ya antes de la crisis, viviendo ya en crisis, esta les ha sobrevenido y se han adaptado y surfeado mejor, lo que no quiere decir que la hayan superado, materialmente hablando. Pero la percepción es diferente de la de los que han bajado de escalón.
Avanzaría, también, que estaríamos ante un segmento poblacional que ha dejado en segundo plano la novedad de Internet. En algunos casos, viven la era digital con inquietud, desasosiego, y cabreo pues cada día, por ejemplo, le envían más información (vía tuits, por ejemplo) que referencia enlaces electrónicos que no alcanzan a controlar. Así se enrabietan, se sienten desplazados, arrinconados y se refugian en lo de siempre, en lo de otros tiempos que, para ellos, indubitablemente, eran mejores. Además, la lógica comercial de optimización máxima de beneficios que impera particularmente en ese mundo les hace, bajo el mantra de la innovación, modificar sistemas y modelos de funcionamiento que irritan cada día más a más gente. Ya las maquinitas les pueden, maquinitas que se han convertido en lo que, en otros tiempos, se llamaba Sacamantecas.
No viven en las grandes ciudades, salvo en las zonas de clase media baja. Pues en las zonas bien de esas ciudades vive la gente guapa, la que está en la cresta de la ola. En las grandes ciudades, en todo caso, residen los grandes medios de comunicación, los gurús intelectuales, las Bolsas y, no se olvide, las grandes empresas de sondeos de opinión, que se miran unas a otras para no equivocarse o para equivocarse todas al mismo tiempo.
Tampoco son ellos, ciertamente, los urbanitas que han salido a la calle en las grandes ciudades americanas para protestar y manifestar su desaliento, desazón y disconformidad al día siguiente de la elección de Trump. La prensa internacional habla de miles de personas que han salido a la calle en Nueva York, Filadelfia, Seattle, Chicago, Oakland, Washington y Boston y en la costa oeste de los Estados Unidos. En las fotos hemos visto básicamente a gente joven de clase media con aspecto de estudiantes universitarios. Ahí no están los blancos trabajadores manuales. Tampoco los negros, ni los hispanos, afroasiáticos, inmigrantes etc., a los que la arrogante Hillary obviamente no ha conquistado, es lo menos que cabe decir.
Leen prensa local. Ven televisión local. Se interesan por lo local, lo próximo y lo inmediato. No se hacen grandes elucubraciones sobre el futuro del planeta. Tampoco sobre las grandes confrontaciones electorales. Salvo que les incomoden en su runrún cotidiano, semanal, anual, sin respeto a sus fiestas y acontecimientos de siempre. No se les aplique la categoría de conservadores frente a la de los progresistas. Lo sentirán como una ofensa más. Porque no se sienten anquilosados en el pasado, pero tampoco quieren comulgar con ruedas de molino de los que, en nombre de la progresía, quieren hacer tabla rasa del pasado. Son modernos. No posmodernos. No rechazan al de fuera, a condición de que les respeten en su cosmovisión y se acomoden a ella. Piden que se integren, sin asimilación, en la sociedad a la que, por una u otra razón (algunas con exigencia de apoyo) han emigrado. A la sociedad en la que ellos llevan mucho tiempo. No dirán necesariamente que “primero ellos” (primero los británicos, primero los blancos americanos), pero tampoco detrás de los nuevos, menos aún menos que los nuevos, sintiéndose discriminados por las ayudas a los nuevos. ¿Hay que poner ejemplos? ¿Hay que recordar episodios?
En definitiva, ¿es que estamos viviendo otra fractura social, una de cuyas características, solamente una, sería la dicotomía urbano versus rural, englobando en lo rural todo lo que no es la gran ciudad (o peri-ciudad) de más de medio millón, o de un millón de habitantes? ¿Estamos ante una nueva clase social, autóctona, ni pobre, ni rica, pero en declive en la escala social? ¿Cómo se viviría esto, si mi intuición es correcta, en España y en Euskadi?


(Texto publicado en DEIA y en Noticias de Gipuzkoa el jueves 17 de noviembre 2016, y en Noticias de Álava el viernes 18)

domingo, 6 de noviembre de 2016

La tiranía de la mayoría, y la prohibición de educar

La tiranía de la mayoría, y la prohibición de educar


A poco que pensemos, nos damos cuenta que, determinados juicios y descalificaciones de ciertos comportamientos, los adoptamos en nuestra vida cotidiana, a menudo, de forma inconsciente, a tenor de un esquema de pensamiento que se nos aparece como evidente, como personal y socialmente incuestionable. Tanto que ir a la contra o, más simplemente, contextualizar el juicio emitido, pueden resultar extremadamente peligrosos para quien lo sostenga (y no digamos si lo profese) y deberá, en todo caso, prolongar su atrevida afirmación con una larga y profusa serie de explicaciones y matizaciones que, en muchos casos, no servirán sino para apuntalar el pensamiento dominante y desacreditar aún más a quien ose ofrecerle resistencia. Por ejemplo, entre nosotros, todavía hoy en día, cuesta admitir que explicar, comprender, aprehender desde dentro, la violencia terrorista de ETA no supone, en absoluto, justificarla. O afirmar que toda violencia injusta, a veces con consecuencia de muerte, la tortura, por ejemplo, es siempre condenable. Quien lo pretenda, corre el riesgo, verificado por la historia reciente, de ser etiquetado, como poco, de “equidistante”, o cosas peores. Václav Havel ya lo había constatado en la sociedad checa, que él denominaba post- totalitaria, escribiendo, con melancolía, que “cada uno es al mismo tiempo prisionero y guardián de la prisión” (“Essais Politiques”, Paris, Calmann-Levy, 1990, p.59). Comulgo plenamente con Havel. Dudo que algún día me atreva a reseñar las autocensuras que me impongo cuando hablo y, sobretodo, cuando escribo.

Un ejemplo particularmente claro de este proceder lo tenemos en nuestros tiempos con el rechazo a la transmisión intergeneracional del saber y de los valores, en el seno de las familias y de la escuela, así como en determinadas comunidades particulares, (las iglesias, por ejemplo, donde la palabra “catequesis” ha adquirido una connotación intelectualmente negativa, y socialmente indefendible) lo que algunos autores, ya desde Tocqueville y Hanna Arendt han denominado como la tiranía de la mayoría.

La tiranía de la mayoría.

Un joven pensador francés, profesor de secundaria, ha escrito un impactante ensayo, traducido a varios idiomas (no al castellano), donde constata que, en la ideología dominante en gran parte de Europa occidental, en la actualidad, se rechaza la transmisión de saberes, de experiencias, de valores, etc., por parte de la generación adulta a las nuevas generaciones. “Gracias a la Web, escribe al inicio de su trabajo, parece que estamos dispensados de transmitir un saber: solo nos queda proponer cómo “saber-hacer”, cómo “saber-ser”. (Francois-Xavier Bellamy. “Les déshérites, ou l´urgence de transmettre”. Plon, 2ª. Ed, Paris 2016, p 14-15). Se ha instalado en la sociedad, continúo yo parafraseando algunas de sus ideas, la necesidad de educar, pero sin transmitir. A los padres y a los profesores se les ha confiado una misión, propiamente hablando imposible: la de educar, pero dejando al niño, al educando en general, libre, virgen de toda traza de autoridad, liberado del peso de toda cultura anterior a su individualidad, particularmente liberado de toda violencia simbólica, gratuita, violencia que recibirían en la herencia que les impondría el sistema educativo (Bourdieu).

La consecuencia es que el educando tendrá que lanzarse, él solo, en la búsqueda de su saber, de sus decisiones morales y de su futuro. La resultante dependerá en gran parte del azar. Del azar de los padres que le hayan caído en suerte, de los profesores, sea que ejerzan como tales, sea convertidos en meros enseñantes, en nada educadores. Pues cuanto más eduque el enseñante, cuanto más se involucre en ser educador, en mayor grado será tenido por culpable, pues estará impidiendo, se sostiene, la libertad primigenia del educando, la de su espontaneidad, impidiéndole ser él mismo. En realidad, hemos eliminado el más que criticable principio de que “la letra con sangre entra”, el reino de la “potestas”, sin aceptar, incluso renegando, del gran principio de la transmisión de los saberes y de los valores al educando para así conducirle a la autonomía y responsabilidad propias, esto es el reino de la “auctoritas”. Hemos dejado solos a los niños y menores, al albur de la violencia del azar de la Web, de los contactos y de las imprevisibles experiencias en nada evaluadas. Ya lo hará él, cuando sea mayor, se dice. Pero, ¿desde qué saberes?, ¿desde qué valores? Pues, desde los de la mayoría del momento.

Tocqueville (1835) y Hannah Arendt (1972) ya lo vieron.

Escribirá Tocqueville en su clásico “La Democracia en América” que, “la Inquisición nunca logró impedir que circularan en España libros contrarios a la religión de la mayoría. El imperio de la mayoría lo hace mejor en EEUU: ha conseguido suprimir hasta el pensamiento de publicarlos”. Chantal Delsol en un reciente ensayo comentando esta idea de Tocqueville escribirá: “Tocqueville considera que la sumisión al imperio de la mayoría es más tiránica que a la de cualquier tirano: es mucho más difícil para un particular pensar contra el conjunto de sus conciudadanos que oponerse a un poder establecido. Así la sociedad democrática deviene rápidamente gregaria y las personas en lugar de liberarse se someten” (Ch. Delsol. “La haine du monde. Totalitarismes et postmodernité”. Cerf, Paris 2016, p. 168).

La lectura de la obra de la filósofa Ch. Delsol me sugirió acercarme a un libro que obliga a pensar, pues va en contra de la idea dominante en el sur de Europa sobre la educación en el norte. Podemos leer que “en Suecia los niños crecen en el seno de una cultura de ´pares´ (de su grupo de edad) sin referencia exterior a su generación (luego a sus padres). Pero la presión de los ´pares´ es bastante más despiadada que la de la generación precedente; es posible rebelarse contra esta última pero no contra la primera, salvo marginalizarse”. Los autores del libro sobre el modelo sueco citan una reflexión de Hannah Arendt de los años 70 del siglo pasado que ya había descrito esta situación hablando de la escuela americana: “liberado de la autoridad de los adultos, en realidad el niño no ha sido liberado, sino sometido a una autoridad bastante más horrorosa y verdaderamente tiránica: la tiranía de la mayoría” (B. Huteau y J-Y Larraufie, “Le modèle suédois, un malentendu?. Presses des Mines. Paris 2009, p. 124).

En consecuencia, la transmisión, nos diría nuestro inconsciente colectivo, sería una alineación, puesto que impide al educando la posibilidad de construir, él solo, en (pretendida) total libertad y autonomía, sus propios referentes, llevar a cabo sus personales e individuas elecciones, adoptar sus propios valores, más aún, construir libérrimamente su propio sistema de valores. Con lo que la apelación a la libertad total se convierte en la peor e inapelable de las tiranías, la de la mayoría.


Texto publicado en DEIA y en Noticias de Gipuzkoa, en formato papel y electrónico, el sábado 5 de noviembre de 2016