viernes, 22 de agosto de 2014

La crisis en Europa, en cinco artículos de “Le Monde”


La crisis en Europa, en cinco artículos de “Le Monde”

22/08/14

 
La semana del 15 de agosto, lejos del mundanal ruido, leí con fruición, y preocupación, algunos artículos publicados en Le Monde. He hecho un resumen de tres de ellos y traslado el cuarto y el quinto, más breves, en su integridad.

Tras su lectura (y de otros que por pereza no transcribo) no despejan en absoluto mis dudas sobre el futuro de Europa.

¿Y si fuera cierto que estamos en decadencia con riesgo de desplome total? (JE)

( 1) La zone euro est dans le piège d'un scénario à la japonaise

Bruno Colmant, Membre de l'Académie royale de Belgique (Le Monde 14/08/14) http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/protege/20140814/html/1164406.html

« Le piège économique se referme inexorablement dans la zone euro. Le scénario de la déflation japonaise était connu. Il était même dénoncé comme le pire danger économique. Et pourtant, par manque de vision et par obstination politique, la zone euro s'engage dans cette voie mortifère. »

(….)

« Que devrions-nous faire ? Il faudrait créer un choc d'inflation, c'est-à-dire déprécier fortement l'euro par un immense assouplissement quantitatif, c'est-à-dire un refinancement massif (soit une création monétaire) des dettes publiques des pays fragilisés. Mais cela ne suffira pas. Il faudra réaliser que le retour à l'équilibre budgétaire n'est pas la solution alors que l'économie se contracte. Mieux vaut en effet de grands projets d'infrastructure destinés à moderniser l'Europe au-delà des Etats-nations. L'Europe n'y est pas préparée. Elle se prépare à une décennie aride. La monnaie et l'ordre social ne sortiraient pas indemnes d'une déflation. Ce serait la dernière défaite de l'euro ».

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(2) " Paris doit donner le bon exemple "

Pour Jens Weidmann, président de la banque centrale allemande, la crise de la zone euro n'est pas terminée (Le Monde 14/08/14)

 

http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/protege/20140814/html/1164453.html

« Une croissance saine provient de l'innovation et de la compétitivité des entreprises ainsi que de la productivité des travailleurs. C'est ce vers quoi les pays membres doivent tendre. Cela prend du temps et requiert une volonté politique ferme. Si l'Allemagne se porte bien, c'est grâce aux mesures prises au début des années 2000. Les Etats particulièrement frappés par la crise et qui ont entrepris les réformes structurelles pour y parvenir profitent aujourd'hui du retour de la croissance. Dans d'autres pays, comme la France et l'Italie, les gouvernements ont reconnu depuis peu la nécessité d'engager des réformes profondes et commencent juste à les mettre en application. »

(….)

« Le faible taux d'inflation actuel est alimenté par trois facteurs : la baisse des prix de l'énergie et des produits alimentaires, l'appréciation de l'euro jusqu'à il y a peu et l'ajustement en cours dans certains pays, comme l'Espagne ou la Grèce. Nous ne sommes pas dans un scénario déflationniste auto-entretenu, avec des stratégies de report des achats de la part des consommateurs ».

(…..)

L'euro fort pèse-t-il sur la compétitivité des entreprises ?

L'euro s'est apprécié depuis mi-2012 grâce à la confiance retrouvée des investisseurs. En même temps, cette confiance a un effet positif pour les entreprises qui profitent aujourd'hui de taux d'intérêt exceptionnellement bas, leur permettant d'emprunter à bas coût. La tentative d'augmenter la compétitivité de nos économies par un affaiblissement de l'euro ne devrait pas être le fondement de la monnaie unique. Une Europe forte et un euro fort vont de pair.

La Bundesbank, réputée attachée à la rigueur salariale, s'est prononcée pour la hausse des salaires allemands. Pourquoi ?

Nous n'avons pas demandé une hausse des salaires et notre position sur le sujet n'a pas changé. Face à une situation de chômage structurel élevé, l'Allemagne a connu une longue période de modération salariale dans les années 2000. Aujourd'hui, la donne est différente. Nos capacités de production tournent quasiment à plein régime, le taux de chômage est au plus bas. Nous avons dit que, dans une telle situation, et c'est bien ce qui se passe, il est normal que les salaires augmentent plus vite que par le passé et plus que dans les pays de la zone euro où l'économie est plus faible.

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(3) La locomotive allemande subit un sérieux coup de frein


" En vérité, le principal risque de cette crise est qu'elle érode le moral des entrepreneurs, et que ceux-ci réduisent leurs investissements ", analyse Christian Schulz, à la banque Berenberg.

…. le modèle allemand lui-même semble se fragiliser. " La crise russe est un bouc émissaire facile ", estime Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque, rappelant que les défis que Berlin doit relever à moyen et long termes pour maintenir le niveau de sa croissance potentielle sont nombreux.

A commencer par le déclin démographique, qui explique, en partie, la baisse du chômage. " L'immigration ne suffira pas à compenser la chute des naissances, et cela finira par handicaper l'activité ", résume Thibaut Prébay, chez Quilvest Gestion.

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(4) " La zone euro ne s'est pas encore remise du choc de la crise financière et des dettes souveraines "

Philippe Waechter, chef économiste chez Natixis Asset Management

http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/protege/20140815/html/1164507.html

Pourquoi la reprise s'essouffle-t-elle déjà sur le Vieux Continent ? Pour Philippe Waechter, chef économiste chez Natixis AM, les raisons sont à chercher du côté de l'effondrement de la demande, notamment des ménages, qui n'a toujours pas retrouvé son niveau d'avant-crise.

Pourquoi la croissance de la zone euro a-t-elle faibli au deuxième trimestre ?

Y L'union monétaire a subi un double choc dont elle ne s'est pas encore remise. En 2008, avec la crise financière, puis en 2011, avec celle des dettes souveraines, la demande privée a été très affectée. L'ampleur cumulée de ces secousses fut telle que les stabilisateurs habituels n'ont pas fonctionné de façon efficace.

L'économie de la zone euro est sortie de sa zone d'équilibre et elle peine à y revenir.

La demande privée (la consommation des ménages, les investissements des entreprises), qui est le cœur de la croissance, était encore, à la fin du premier trimestre, très nettement en dessous de son niveau d'avant-crise.

Cela veut dire que la demande adressée aux entreprises est réduite par rapport à ce qui était observé par le passé. Pour preuve : la production industrielle de la zone euro et de chacun de ses quatre grands pays, y compris de l'Allemagne, est en dessous du niveau d'avant-crise.

Lorsqu'on veut réduire rapidement les dépenses publiques et satisfaire des objectifs budgétaires stricts, le risque est d'accentuer ce manque de demande.

L'Allemagne est-elle encore le moteur de l'union monétaire ?

Son économie apparaît comme la plus stable. Mais son rôle de locomotive est limité car sa croissance moyenne n'est finalement pas spectaculaire.

Une rechute en récession – voire en crise – est-elle exclue ?

Si une nouvelle crise se profile, elle viendra d'une croissance insuffisante pour faciliter la reprise de l'emploi et le financement du modèle social. Cela pourrait par ailleurs avoir des conséquences politiques plus marquées, et c'est préoccupant.

Pourquoi la reprise est-elle plus vigoureuse au Royaume-Uni et aux Etats-Unis ?

Ces économies sont plus flexibles et ont une capacité plus grande à s'adapter aux chocs.

Cela se voit sur le très flexible marché du travail britannique, avec, par exemple, la création des " contrats à zéro heure ", qui n'obligent pas l'employeur à fixer un temps de travail minimal. Ou encore avec la capacité qu'ont les ménages américains à se désendetter en abandonnant leur maison à leur banque.

La demande interne, notamment aux Etats-Unis, a réagi fortement et est aujourd'hui supérieure à son niveau d'avant-crise. Au Royaume-Uni, le rebond de l'endettement a permis à la demande des ménages de retrouver une allure plus robuste.

Mais cela ne veut pas dire que les pays de la zone euro doivent adopter des solutions similaires.

Justement, quelles sont les pistes pour relancer la croissance en zone euro ?

C'est la question des réformes structurelles. Parce que l'environnement de la zone euro a changé, parce qu'elle ne reviendra pas au modèle qui était le sien avant la crise, il faut développer un nouveau modèle de régulation et de fonctionnement.

La difficulté est que l'on ne voit pas clairement la trajectoire à suivre, car ce modèle n'est pas franchement défini. Quels sont les innovations et les secteurs qui porteront la croissance de demain ? Quelles réformes mettre en œuvre pour favoriser leur émergence ? C'est là aussi que l'on constate que l'on est à un moment particulier de l'Histoire.

La Banque centrale européenne (BCE) doit-elle en faire plus pour soutenir l'activité ?

Elle a déjà fait beaucoup. Avec les mesures prises en juin, la BCE a mis en place les conditions nécessaires pour que l'union monétaire puisse converger vers une zone d'équilibre. Il conviendrait qu'elle agisse pour faciliter le repli de l'euro ; cela améliorera la compétitivité des Etats membres. Les contraintes immédiates sur l'activité et la politique économique seraient plus réduites.


(5) Croissance : le grand malentendu franco-allemand


LE MONDE | • Mis à jour le | Par Marie Charrel

Ces temps-ci, lorsque la France et l'Allemagne parlent croissance, la discussion tourne souvent au dialogue de sourd. Vendredi 8 août, Berlin posait ainsi une fin de non-recevoir – pour ne pas dire un camouflet – à François Hollande sur le sujet.

Dans Le Monde du 5 août, le président français avait en effet réclamé à la chancelière Angela Merkel « un soutien plus ferme à la croissance » européenne… Une exigence jugée déplacée par l'Allemagne, qui ne veut plus en entendre parler.

« Cela illustre bien le malentendu entre nos deux pays, qui affichent des conceptions économiques différentes en la matière », commente Christian Schulz, économiste à la banque allemande Berenberg. « Ce n'est pas nouveau, cela fait cinquante ans que ces divergences existent : elles se sont tout de même amoindries au fil des ans », précise Henrik Uterwedde, directeur adjoint de l'Institut franco-allemand de Ludwigsburg.

PROBLÈME D'OFFRE SELON LES ALLEMANDS...

En Allemagne, la majorité des économistes estime que l'origine de la récession dans la zone euro est un problème d'offre. C'est-à-dire, pour l'essentiel, un manque de compétitivité des entreprises.

Les gouvernements doivent donc mettre en oeuvre les réformes structurelles susceptibles de regonfler cette compétitivité, mais aussi de muscler l'innovation et la productivité des travailleurs : assouplissement du marché du travail, baisse de la fiscalité des PME, simplification des démarches administratives…

... OU DE DEMANDE SELON LES FRANÇAIS

Le gouvernement français, lui, est plutôt adepte du courant keynésien, voulant que l'origine de la crise soit aussi un problème de demande. Dans ce cas, c'est à l'Etat ou à l'Union européenne d'agir, notamment à travers la dépense publique, pour relancer la consommation et donc, l'activité.

Est-ce à dire que les points de vue français et allemand sont irréconciliables ? Non, bien sûr. « En vérité, la croissance européenne a besoin des deux : une politique de l'offre et une politique de la demande », estime Marcel Fratzscher, président de l'institut économique DIW, à Berlin.

Le gouvernement Valls a d'ailleurs entamé des réformes avec, entre autres, le pacte de responsabilité, tandis que, de son côté, l'Allemagne a prévu d'augmenter ses investissements dans l'éducation et les infrastructures, tout en adoptant un salaire minimum. De quoi dynamiser un peu la demande intérieure, chère au keynésianisme… Alors, qu'est-ce qui bloque ?

TROUVER UN COMPROMIS

« C'est peut-être plutôt un problème de confiance », estime Gilles Moec, chef économiste Europe chez Deutsche Bank. Il est vrai que la presse allemande n'a pas de mots assez durs envers Paris. Nombre d'éditorialistes estiment ainsi que c'est parce qu'il est incapable de régler les problèmes de son pays que M. Hollande vient aujourd'hui quémander le soutien de Berlin.

« Beaucoup redoutent aussi que si Bruxelles accorde à la France un nouveau délai pour redresser ses finances publiques, celle-ci n'en profite pour retarder encore l'entrée en vigueur des réformes structurelles, comme elle l'a souvent fait par le passé », analyse M. Schulz.

En somme, si Paris attend plus de souplesse de Berlin, Berlin espère un engagement plus ferme de Paris sur le sérieux des réformes promises. « Les deux pays pourraient trouver un compromis en soutenant la demande non pas par la dépense publique, mais par l'investissement privé, grâce à par exemple des incitations fiscales », veut espérer M. Fratzscher.

martes, 19 de agosto de 2014

Hacia la era post-ETA


HACIA LA ERA POST-ETA.

Los textos que aquí presento fueron publicados en los cuatro diarios del Grupo Noticias a lo largo de los meses de mayo a julio. Un artículo cada tres semanas. Han conformado, aumentados, la base del primer capítulo de un nuevo libro mío que bajo el título de “La losa de ETA. Por una Euskadi justa y reconciliada” publicará  PPC, con un prólogo de Iñaki Gabilondo. El libro, ya en imprenta, verá la luz a finales de octubre o comienzos de noviembre.

Prólogo

Llevo enfrascado, aunque a trompicones, en la redacción de un libro de reflexión, cuyo punto final pretende ofrecer una serie de actitudes y alternativas post ETA que creo vislumbrar en la sociedad vasca de hoy. Redacto el libro pensando, prioritariamente, en un lector español. De ahí que ofrezca algunos apuntes sobre lo que supone el MVLN, las actitudes de los vascos en general y de los jóvenes en particular hacia ETA estos cuarenta últimos años, un intento de tipologización de victimas del terrorismo, de ETA en particular, y de violaciones a los derechos humanos con intencionalidad política, más en general. También quiero ofrecer algunos testimonios del dolor padecido y el de algunos intentos de reconciliación después de la decisión de ETA de suspender su acción armada. Más del setenta por cierto del libro está ya redactado, pero aún no sé si lo terminaré y lo publicaré. Me pregunto si aportará algo nuevo a lo ya dicho, y redicho.

Todo este preámbulo para indicar que inicio hoy, en el grupo DEIA - Noticias, unas reflexiones de la parte no terminada de la redacción: la parte, para mi clave del libro, la que pretende ofrecer una visión, obviamente subjetiva, de la era post - ETA y, como escribía arriba, las actitudes que observo, al respecto, en la sociedad vasca actual. Todo lo que digo es subjetivo, por supuesto, aunque procuro que no esté construido en el aire, sino tras consulta de la realidad. En los libros, documentos, encuestas etc. y, sobretodo en mi vida (sin ser en absoluto un libro de Memorias) y en mis encuentros y conversaciones en Euskadi. Sin pretensiones académicas.

El Papa ante la guerra, el diálogo, la tortura, la oración…


El Papa ante la guerra, el diálogo, la tortura, la oración…

 18/08/14


Trascribo la primera parte de la entrevista del Papa con los periodistas de vuelta de su viaje a Corea del Sur. ¿Cómo reaccionar ante la agresión?. ¿Guerra justa?. Que hable la ONU. No una sola nación.

El horror de la guerra

¿La tortura?. “es un pecado en contra de la humanidad, un delito de lesa humanidad. Digo a los católicos: torturar a una persona es pecado mortal, es pecado grave. Pero es mucho más: es un pecado contra la humanidad. La crueldad y la tortura. Me gustaría mucho que ustedes, en sus medios, hicieran una reflexión sobre cuál es hoy el nivel de crueldad de la humanidad, y sobre lo que piensan sobre la tortura. Creo que nos haría bien a todos nosotros reflexionar sobre esto”.

 :: Monday 18 de August de 2014
Vatican Insider

Papa Francisco sobre Irak: que decida la Onu cómo detener la agresión

 
En la entrevista durante el vuelo, Francisco habló sobre la violencia del Isis: «Es lícito detener al agresor injusto. Digo ‘detener’, no bombardear, hacer la guerra…» Bergoglio quería ir a la zona del conflicto. Está listo para visitar China. Confirma el viaje a los Estados Unidos con visita a las Naciones Unidas

Andrea Tornielli
Vuelo Seúl-Roma


La situación de las minorías religiosas obligadas a abandonar Irak, las violencias del Isis, los bombardeos estadounidenses. La guerra en Gaza después de la oración por la paz. Las relaciones con China, los próximos viajes. la nueva encíclica y las vacaciones «en casa» del Papa. Estos son los argumentos que Francisco expuso tras las 15 preguntas que le hicieron los periodistas durante el vuelo.


La agresión del Isis contra las minorías cristianas en Irak y las bombas estadounidenses

En estos casos, en los que hay una agresión injusta, solo puedo decir que es lícito «detener» a agresor injusto. Subrayo el verbo «detener», no digo bombardear, hacer la guerra, sino detenerlo. Los medios con los que se puede detener deberán ser evaluados. Detener al agresor injusto es lícito. Pero debemos tener memoria; cuántas veces bajo este pretexto de detener al agresor injusto las potencias se han adueñado de los pueblos y han hecho la guerra de conquista. Una sola nación no puede juzgar cómo se detiene a un agresor injusto. Después de la Segunda Guerra Mundial nació la idea de las Naciones Unidas, es allí en donde se debe discutir y decir: ‘¿Hay un agresor injusto? Parece que sí. Entonces, ¿cómo lo detenemos?’. Solo esto, nada más. En segundo lugar, las minorías. Gracias por haber usado esta palabra. Porque a mí me hablan de cristianos, los que sufren, los mártires. Y sí, hay muchos mártires. Pero aquí hay hombres y mujeres, minorías religiosas, no son todos cristianos, y todos son iguales frente a Dios. Detener al agresor injusto es un derecho que la humanidad tiene, pero también es un derecho que tiene el agresor de ser detenido, para que no haga mal.

La posibilidad de una visita a Irak, en la zona de conflicto

Estoy dispuesto a ir a Irak y creo poder decirlo: cuando con mis colaboradores supimos la noticia de esta situación, de las minorías religiosas y también en aquel momento que Kurdistán no podía recibir a tanta gente, pensamos muchas cosas. Lo primero fue escribir el comunicado que hizo el padre Federico Lombardi. Después este comunicado fue enviado a todas las nunciaturas para que fuera transmitido a los gobiernos. Después escribimos al Secretario general de las Naciones Unidas y decidimos mandar un enviado personal, el cardenal Filoni. Al final, dijimos que, si era necesario después del viaje a Corea, podía ir allí; era una de las posibilidades. ¡Estoy dispuesto! En este momento no es lo mejor, pero estoy dispuesto a ello.

¿La oración por la paz con Mahmoud Abbas y Peres fue un fracaso?

La oración por la paz no fue absolutamente ningún fracaso. Estos dos hombres son hombres de paz, son hombres que creen en Dios y que han vivido muchas cosas feas, muchas cosas feas, y están convencidos de que la única vía para resolver los problemas es la de la negociación, del diálogo, de la paz. ¿Fue un fracaso? Yo creo que la puerta está abierta. La paz es un don de Dios, que se merece nuestro trabajo, pero es un don. Y hay que decir a toda la humanidad que la mesa de la negociación es importante, pero también lo es la de la oración. Pero esto es coyuntural. Ese encuentro no era una coyuntura; es un paso fundamental de la actitud humana, una oración. Ahora, el humo de las bombas y de las guerras no dejan ver esa puerta, pero la puerta permaneció allí, abierta, desde aquel momento. Creo en Dios, creo en el Señor, esa puerta está abierta, y pidamos que nos ayude.

Las víctimas de la guerra

Hoy nosotros vivimos en un mundo en guerra, ¡por todas partes! Alguien me decía: ‘Sabe usted, padre, que estamos en la tercera guerra mundial, pero en pedacitos. En capítulos’. Es un mundo en guerra en donde se hacen estas crueldades. Una vez se hablaba sobre la guerra convencional, ahora ya no cuenta. No digo que las guerras convencionales sean algo bueno, no. Pero hoy va la bomba y mata al inocente con el culpable, al niño con la mujer, con la madre, mata a todos. Pero, detengámonos a pensar un poco a nivel de crueldad, ¿a dónde hemos llegado? Esto debería espantarnos. No es para dar miedo. El nivel de crueldad de la humanidad en este momento espanta un poco.

La tortura

Hoy la tortura es uno de los medios casi ordinarios en los comportamientos de los servicios de inteligencia y en algunos procesos judiciales. Y la tortura es un pecado en contra de la humanidad, un delito de lesa humanidad. Digo a los católicos: torturar a una persona es pecado mortal, es pecado grave. Pero es mucho más: es un pecado contra la humanidad. La crueldad y la tortura. Me gustaría mucho que ustedes, en sus medios, hicieran una reflexión sobre cuál es hoy el nivel de crueldad de la humanidad, y sobre lo que piensan sobre la tortura. Creo que nos haría bien a todos nosotros reflexionar sobre esto.

Las relaciones entre la Santa Sede y China; la posibilidad de un viaje papal.

Cuando, a la ida, estábamos por volar a través del espacio aéreo chino, fui a la cabina y uno de los pilotos me mostró un registro y me explicó que solo faltaban diez minutos para entrar al espacio aéreo chino y que teníamos que pedir la autorización (una cosa normal que hay que hacer siempre con cada país) y sentí cómo pedían la autorización y cómo respondían; fui testigo de ese momento. El piloto dijo: ahora parte el telegrama, no sé cómo haya hecho, pero lo hizo. Después me despedí de los pilotos y volví a sentarme y recé tanto, por ese hermoso pueblo chino: un pueblo sabio. Pienso en todos los grandes sabios chinos, pienso en la historia de ciencia, de sabiduría… También nosotros los jesuitas tenemos nuestra historia allí, con Matteo Ricci… ¿Que si quiero ir a China? ¡Pero claro! ¡Mañana! Nosotros respetamos al pueblo chino. La Iglesia pidió solamente la libertad para su ministerio, para su trabajo. Ninguna otra condición. Y luego no hay que olvidar la carta fundamental para el problema chino, la que envió a los chinos Papa Benedicto XVI. Esa carta hoy sigue siendo actual. Hace bien volver a leerla. La Santa Sede siempre ha estado abierta a los contactos, siempre, porque tiene un verdadero afecto por el pueblo chino.

sábado, 9 de agosto de 2014

Una buena noticia: la izquierda abertzale en el recuerdo de José Mari Korta


Una buena noticia: la izquierda abertzale en el recuerdo de José Mari Korta

09/08/14

Pernando Barrena, dirigente de la actual izquierda abertzale, el Diputado General de Gipuzkoa, Martín Garitano y miembros de EA que forman parte de la coalición EH Bildu, estuvieron ayer en la conmemoración y recuerdo del asesinato por ETA, el 8 de agosto del año 2000, del empresario vasco Jose Mari Korta. Más allá de las interpretaciones políticas que se quieran dar, es, en si misma considerada, una buena noticia. Y así quiero manifestarlo y escribirlo en este blog.

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Por otra parte traslado aquí las declaraciones a la prensa de Jesús Mari Mujika, portavoz de Bidetik (en recuerdo y actualización de la labor de José Mari Korta). Afirmó que  “la única manera de salir adelante es que cada uno dé los pasos que tiene que dar y eso obligará a los demás también que tengan que dar los pasos que son necesarios para una convivencia pacífica en este país”. Según “Noticias de Gipuzkoa de donde recojo sus declaraciones, el portavoz de la fundación Joxe Mari Kortaren Bidetik, rechazó la posición de aquellos agentes políticos y sociales que, en el camino del final de la violencia y de la convivencia, han optado por no dar pasos: “Intentar justificar la propia inoperancia basándose en la inoperancia de otros no sirve para nada”.

Mujika agradeció ante los medios de comunicación a quienes “superando el odio y la venganza y desde una lectura honrada y total de lo que ha pasado en estos últimos 50 años están dando pasos a favor de esa convivencia, cuando es necesario, utilizando también la autocrítica”.

La sociedad vasca, según señaló, “sabe cada vez mejor cuáles son las condiciones para que el futuro de este país pueda ser mínimamente decente y pacífico, y sabe también cuál es la actitud que tiene que adoptar la gente ante las víctimas que ha producido la injusticia”. A su entender, las próximas generaciones “tienen todo el derecho y les debemos acostumbrar a una convivencia pacífica en vez de a la violencia y hasta su justificación”. (“Noticias de Gipuzkoa” 09/08/14)

Mi acuerdo con las reflexiones del portavoz de Bidetik es total.

domingo, 27 de julio de 2014

“Hay un peligro real de conflicto” (de "El País",26/07/14). Léanlo


“Hay un peligro real de conflicto”

Strobe Talbott, presidente de Brookings Institution

El veterano de la Administración Clinton traza paralelismos entre los tiempos previos a la Gran Guerra y las turbulencias actuales


Guardar noticia en Mis FavoritosCerrarAgosto 1914, agosto 2014. Cuando Strobe Talbott —veterano de la Administración Clinton, presidente del laboratorio de ideas Brookings Institution, voz sensata y experimentada del establishment de Washington— establece un paralelismo entre el inicio de la Primera Guerra Mundial y el momento actual, conviene escuchar.

“Hace solo un año no había ningún gran conflicto entre los grandes países del mundo, ni tampoco existía demasiada preocupación porque lo hubiese”, dice Talbott en una entrevista telefónica. “Y aquí estamos, a punto de llegar a agosto de 2014 y, ¿adivine qué ocurre? Hay un peligro real de conflicto. Hay peligro de conflicto en Europa, provocado por lo que [el presidente ruso, Vladímir] Putin ha hecho en Ucrania. Hay conflicto en Extremo Oriente con las tensiones y disputas entre China, de un lado, y Vietnam y Filipinas de otro”, continúa. Después añade las tensiones crecientes entre Japón y China, así como la disolución en Oriente Próximo de las fronteras establecidas tras la Primera Guerra Mundial.

“Mi bola de cristal”, avisa, “no es mejor que cualquier otra”. Pero los paralelismos entre 1914 y 2014, dice, son “inquietantes y preocupantes”.

Talbott, de 68 años, dirige el laboratorio de ideas centrista por excelencia, el más influyente y el de más solera, fundado en 1916. Entre 1993 y 2001 trabajó en el Departamento de Estado: primero como embajador y consejero especial del secretario de Estado encargado de los nuevos países surgidos de la antigua Unión Soviética, y después como vicesecretario de Estado. Y antes, durante 21 años, fue periodista en la revista Time.

“Aquí hay una combinación de tres fenómenos que hacen que este periodo sea peligroso”, dice. El primero es “la desilusión o descontento global con los diferentes sistemas de gobernanza, incluidas las democracias occidentales”, una tendencia que “por sí misma es desestabilizadora”.

El segundo es “el crecimiento de un nacionalismo de tipo peligroso, incluido en su propio país”, dice en alusión a España. “Me parece que es crucial, tras todo el dolor que Europa ha sufrido como resultado del nacionalismo y el fraccionamiento de los Estados, buscar maneras de perfeccionar el gobierno federal, de perfeccionar lo que ustedes, los europeos, llaman la subsidiariedad: un federalismo efectivo, con tanta autonomía administrativa como sea adecuado y posible, para mantener países unidos y que no se disgreguen, se trate de Italia, España, Bélgica o Reino Unido”.

Putin, sin embargo, “ha elevado [el nacionalismo] a un nuevo nivel” con la anexión, en marzo, de la región ucrania de Crimea, y con el apoyo a los insurgentes prorrusos en el este de Ucrania. Putin, dice Talbott, “ha resucitado algo que creíamos que pertenecía a la geopolítica del pasado: el chovinismo agresivo y unilateral, el nacionalismo predatorio, el irredentismo… como quiera llamarlo”. El tercer fenómeno es la citada acumulación de conflictos que amenazan la estabilidad mundial.

La Administración Obama “en general, está gestionando [la situación actual] bastante bien, pero encuentra un obstáculo en las debilidades de los gobiernos en otros lugares”, argumenta en alusión, entre otros, a la Unión Europea, “y en las propias debilidades, que son una expresión de la polarización de la sociedad [norteamericana]”. “Sin duda hay un malestar y una polarización en Estados Unidos que socava la capacidad de cualquier presidente americano para ejercer un papel constructivo en el liderazgo mundial”.

“Como comunidad internacional”, sostiene Talbott, “hemos sido complacientes en años recientes, un poco como la comunidad internacional fue complaciente en los años antes de la Primera Guerra Mundial, cuando hubo un optimismo eufórico en todo el mundo. Lo que entonces no se llamó globalización, pero que retrospectivamente podría llamarse así, nos hizo a todos dependientes de un orden mundial pacífico en el que la guerra era imposible de imaginar, y de repente fue muy posible de imaginar y tuvimos la peor guerra en la historia del mundo hasta entonces”.

jueves, 24 de julio de 2014

La persecución de los cristianos en Irak (dos textos)


La persecución de los cristianos en Irak

24/0714

Abre “Le Monde” su edición de hoy, a cuatro columnas, informando de la persecución de los cristianos en Irak. “Le Monde” no es un periódico religioso. Tampoco de derechas. Pero procura ser honesto y valora la información. También la religiosa. ¿Veremos algún día algo similar en “El País” madrileño?

P.D. Al día siguiente "Le Monde" publica un editorial sobre el tema que reproduzco aquí abajo, bajo el título de "Trágico éxodo de cristianos del mundo árabe" (en francés, obviamente).

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La persécution des chrétiens d'Irak

Erbil (Kurdistan) Envoyé spécial. « Le Monde » 24/07/14

Depuis la conquête de Mossoul par les islamistes, les chrétiens ont le choix entre la conversion et l'exil L'étau djihadiste se resserre autour de Bagdad. L'armée irakienne n'a pas réussi sa contre-offensive




 
Ils ont tout perdu, sauf la vie. Dans cet Irak transformé en enfer sur terre depuis onze ans, les chrétiens de Mossoul sont vivants, presque soulagés d'être condamnés à l'errance et à l'exil. A l'église syriaque orthodoxe Oum Nour (" Mère de lumière ") d'Erbil, dix-huit familles s'entassent dans le sous-sol, aménagé en camp de réfugiés.
Tous racontent, à propos de l'Etat islamique, qui a proclamé un " califat " sur les territoires conquis en Irak et en Syrie, la même histoire. Ce n'est pas du chaos. C'est le récit d'une organisation froide et implacable.
" Pendant trois semaines, les hommes de Da'ech - le nom arabe de l'Etat islamique - ne se sont pas préoccupés de nous. Ils ne s'attaquaient qu'aux soldats, policiers et fonctionnaires chiites. Nous vivions discrètement ", raconte un homme.
" Nous n'avions pas de liberté, mais ça allait. Nous, les femmes, portions des robes longues et des hijabs pour passer inaperçues ", poursuit son épouse. " Certains disaient que nous étions protégés, témoigne Reham, une mère de famille. Ils paraissaient presque pacifiques. "
Avant de tomber entre les mains des djihadistes, Mossoul abritait entre 5 000 et 25 000 chrétiens. Beaucoup s'enfuient dès sa conquête par l'Etat islamique, le 10 juin. La route vers le Kurdistan reste étonnamment ouverte, malgré des combats sporadiques entre djihadistes et peshmergas kurdes. Même le bus Mossoul-Erbil reste en service.
La situation change le 16 juillet. Le soir, les djihadistes rendent visite à chaque famille chrétienne. " Ils ont dessiné un “N” dans un cercle, à la peinture rouge, sur chaque maison ", témoignent les réfugiés. " N " pour " nassarah ", nom utilisé pour désigner les chrétiens dans le Coran. " Ils ont demandé les numéros de téléphone de chaque famille et dit qu'il ne fallait pas hésiter à les appeler en cas de problème, raconte un vieil homme. J'ai cru qu'ils allaient nous protéger. "
Le clergé sait, de son côté, à quoi s'en tenir. L'évêché de Mossoul refuse une convocation à une réunion avec l'Etat islamique, ne voulant pas collaborer à un transfert forcé de population. " Nous avons su - le 16 juillet - que les chrétiens allaient être expulsés, confirme l'évêque d'Erbil, Mgr Bachar Warda. Il n'y a eu aucune négociation. De toute façon, ces gens de Da'esh ne négocient pas. Ils donnent des ordres et vous devez obéir. "
Vol systématique
La nuit suivante, les combattants repassent devant chaque maison. A leur réveil, les chrétiens découvrent, à côté du " N " rouge, l'inscription " Propriété de l'Etat islamique " peinte en noir.
C'est juste après la prière de l'aube du vendredi que l'annonce est transmise à la population, par des tracts et par les haut-parleurs des mosquées. Les chrétiens ont jusqu'au samedi 19 juillet à midi pour choisir entre se convertir à l'islam, payer un impôt spécial pour non-musulmans, ou partir. L'ultime option, en cas de désobéissance, étant de périr " par le glaive ".
" Nous avons entassé nos affaires dans les voitures, raconte Reham. Je suis partie avec mon mari et nos deux fils. Contrairement à d'autres qui sont passés au checkpoint plus tard, ils n'ont pas pris notre voiture, mais ils ont pris l'argent, les bagages. Ils ont même pris le biberon de mon fils cadet. "
Le vol est systématique. Les combattants ont des ordres. Absolument rien, à part les vêtements qu'ils portent, n'est laissé aux exilés. " Ils ont pris l'argent, les bijoux, les téléphones, et même les sacs de vêtements et de nourriture ", raconte un homme. Le seul objet qui semble échapper à une logique est la voiture, parfois volée, parfois pas. Des familles ont marché un kilomètre pour atteindre le checkpoint des forces kurdes.
" Nous sommes partis parmi les derniers, à bord d'un minibus, témoigne Samir. Nous étions douze chrétiens, et dix musulmans. Au checkpoint, un combattant a ordonné aux chrétiens de lui donner, argent, téléphones et sacs. Les musulmans aussi avaient peur. Le type qui est entré dans le bus nous a dit que nous devrions être contents qu'ils nous laissent partir comme ça… "
Les chrétiens de Mossoul affirment qu'ils n'ont aucun espoir de rentrer chez eux. Les autorités kurdes les aident à s'installer à Antawa, le quartier chrétien d'Erbil, et dans les villages chrétiens de la région. Beaucoup songent à l'exil à l'étranger, à l'instar de 400 000 chrétiens déjà partis d'Irak depuis dix ans.
" Pourtant, nous vivions bien ensemble, chrétiens et musulmans ", raconte un homme qui se choisit le pseudonyme d'" El-Mosoli ", " l'homme de Mossoul ". " Retourner un jour à Mossoul ? " Il lève les yeux au ciel… La question paraît tellement incongrue, à l'heure du califat. Pourtant, le fait que chacun exige l'anonymat est peut-être le signe que l'espoir d'un retour n'est pas mort. " El Mosoli ", qui s'apprête à sortir de l'église, se retourne et murmure : " Quel homme n'a pas envie de retrouver un jour sa terre et d'y vivre ? "
Rémy Ourdan
© Le Monde
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26 juillet 2014           
ÉDITORIAL

Tragique exode des chrétiens du monde arabe

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P our la première fois depuis près de 2 000 ans, il n'y a quasiment plus de chrétiens dans l'antique cité de Mossoul, dans le nord de l'Irak, l'un des premiers lieux d'implantation du christianisme. Ce n'est qu'un pas de plus dans une tragédie que rien, depuis trente ans, ne semble devoir arrêter : l'extinction des chrétiens dans ce Proche et Moyen-Orient qui vit naître le deuxième grand monothéisme.
Cette disparition se fait dans l'indifférence, dans l'impuissance, notamment de l'Union européenne. Une part d'histoire est gommée, emportée dans la tourmente de ce siècle, dans un Proche-Orient en proie à une crise de régression politico-religieuse aiguë.
Les nouvelles de Mossoul, qui abritait une communauté de 5 000 à 25 000 chrétiens, sont plus qu'attristantes. La ville, tout comme les vieux villages assyro-chaldéens des environs, est aux mains de l'" Etat islamique " – ce " califat " décrété par les djihadistes qui se sont emparés d'une partie de l'Irak et de la Syrie.
Les djihadistes ont dessiné un " N " sur chaque maison visée – pour nassarah, chrétiens en arabe. Par tract et haut-parleurs, les miliciens ont donné quelques heures aux chrétiens pour choisir : se convertir à l'islam, payer un impôt spécial pour non- musulmans ou partir. Les maisons ont été " confisquées ".
Les chrétiens ont fui de Mossoul et des localités alentour. Au dernier checkpoint avant le Kurdistan voisin, les djihadistes " ont pris l'argent, les bijoux, les téléphones, et même les sacs de vêtements et de nourriture ", ont raconté les réfugiés à l'envoyé spécial du Monde. Le Vatican croit savoir que les djihadistes ont brûlé l'archevêché syriaque de Mossoul.
Générosité de gens de la montagne, sens de l'hospitalité traditionnelle ou solidarité d'anciens persécutés, les Kurdes, musulmans sunnites, accueillent les chrétiens d'Irak. Irbil, la capitale du gouvernement régional du Kurdistan d'Irak (KRG), est sans doute la dernière ville du Proche-Orient où l'on construit des églises…
De passage à Paris, Fouad Hussein, le directeur de cabinet du président du Kurdistan d'Irak, Massoud Barzani, observait que le KRG, pour son hospitalité, ne recevait aucune aide – pas plus de l'ONU, du Vatican ou de l'Union européenne…
L'exil de ces familles de Mossoul est le dernier épisode du drame vécu par la population chrétienne d'Irak, l'une des plus anciennes de la région. Selon plusieurs estimations, l'Irak comptait près d'un million et demi de chrétiens à la fin des années 1980 (sur 20 millions d'habitants).
Les années d'embargo onusien vont en pousser beaucoup à émigrer. En 2003, au moment de l'intervention américaine, ils n'étaient plus que 800 000. Considérés comme " pro-américains ", ils vont être la cible privilégiée de violences commises au nom de la lutte contre l'occupant. Combien sont-ils aujourd'hui ? Peut-être encore quelques dizaines de milliers.
Liban excepté, c'est toute la région qui se vide de ses minorités chrétiennes – victimes de lamontée de l'islam politique, des guerres qui ravagent le monde arabe, acculées à l'exil par les difficultés économiques et un climat politique marqué par l'intolérance et le fanatisme.
Les Arabes chrétiens ne sont pas les seules victimes

 

domingo, 20 de julio de 2014

Concha Jerez y la veracidad informativa en la MUSAC de León


Concha Jerez y la veracidad informativa en la MUSAC de León

20/07/14

En el ABC cultural, suplemento del sábado 19 de Julio, además de la recensión del libro de Amanda Vaill “Hotel Florida” Verdad, amor y muerte en la Guerra Civil. Ed. Turner 2014, 552 pp. 27 €, en Ebook 9,49 €, que ya he adquirido, me ha interesado sobremanera la entrevista a Concha Jerez, de quien nada sabía hasta el día de ayer. Es el titular de la entrevista, como sucede a menudo, lo que me he llevado a su lectura. Dice así: “Informarse bien es un ejercicio de responsabilidad”, con este subtítulo, “desde sus inicios, el análisis de los medios de comunicación ha sido una de las preocupaciones de Concha Jerez. EL MUSAC de León inaugura hoy una muestra que se ocupa de esta faceta, reactualizando obras antiguas y añadiendo nuevas propuestas”.

León no está precisamente a la vuelta de la esquina de mi domicilio y los medios de transporte públicos desde San Sebastián a León solo tienen el difícil atractivo del amante a volver a los desplazamientos del siglo XIX. Pero, la exposición está abierta hasta el 5 de Enero y hace demasiados años que no me maravillo con la catedral de León y con San Isidoro…

Concha Jerez dice verdades como puños. Cosas como esta: “Hoy, oficialmente no hay censura. Pero es impresionante cómo la autocensura campa a su anchas”, porque, me permito añadir, la censura sigue existiendo y el escritor que quiere subsistir en un medio no debe criticarlo. A lo sumo callarse lo que le gusta de lo que se publica en el medio en el que escribe. Y no pasarse, aun tímidamente, al medio oponente. Lo descabalgarán.

Otra idea de Concha Jerez (como la anterior entresacada por el editor del ABC), “ahora está en pleno apogeo lo política y socialmente correcto, con un entramado complejísimo debajo de cualquier noticia”. Es ese entramado el que me hace pensar cada vez que abro un periódico, enciendo la radio o la televisión, porqué esa noticia me la dan, a veces con reiteración, y se acallan aquella otra que, por Internet sé que es noticia y que, yo al menos, juzgo tan o más importante que la que me están martilleando.

La advertencia de Concha Jerez es de gran sabiduría en una de sus respuestas cuando a la pregunta de si la pluralidad informativa existe responde que “lo cierto es que cada uno escucha lo que quiere escuchar y en función de eso acude a un medio u otro”. A esta cuestión no veo más que una solución: leer, escuchar o visionar, prensa de color político diferente. No es garantía de que llegues a conocer la verdad (la verdad de la noticia cruda sin más) pero al menos la confrontación de versiones te permite hacerte un juicio (incierto y cada día más inseguro) de lo que ha pasado. Muchas veces he recordado la observación de Amin Maalouf, hijo de un director de periódico en su Líbano natal, del bien que le hizo leer diez periódicos al día, los que recibía su padre en razón de su profesión.

Pero vuelvo a Concha Jerez que concluye su respuesta a la pregunta anterior afirmando que “informarse es algo muy complicado. Hay que estar muy alerta y hay que hacerlo siempre en alerta. Es un verdadero ejercicio de responsabilidad. Y una labor personal”. Últimamente me pregunto recurrentemente, porqué dudo tantas veces, de la veracidad de lo que leo, escucho o visiono. Ciertamente, para todo observador honesto, y más allá de sus legítimas opciones político-religioso-socioculturales, no todos los medios tienen la misma credibilidad. Pero, al menos a mi pasa, que cada día pongo más en duda el porqué de la relevancia de tal noticia y de la veracidad de la propia noticia, incluso en prensa que siempre he considerado razonablemente fiable.

Si la verdad les importa y si tienen ocasión creo que valdrá la pena acercarse a la MUSAC de León (que no conozco). Su dirección electrónica http://musac.es/. Al menos echen un vistazo en Internet.